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Botulisme

Posté le 01/08/2017

WikiPedia Clostridium botulinumWikiPedia Clostridium botulinumNotions de base sur cette rare maladie paralytique aux provenances multiples.

De l'histoire des connaissances, les conditions favorables à la transformation de spores en bactérie ainsi que les principaux types, traitements et moyens de prévention du botulisme.

BOTULISME : une maladie rare mais à prendre au sérieux!

    

NOTE IMPORTANTECE TEXTE INFORMATIF VISE LE PARTAGE DE CONNAISSANCES GÉNÉRALES ET NE REMPLACE EN RIEN L’AVIS D’UN PROFESSIONNEL DE LA SANTÉ BIEN QU'IL VOUS AIDERA PEUT-ÊTRE À POSER VOS QUESTIONS À UN MÉDECIN.

Toutes les formes de botulisme peuvent être mortelles, donc au moindre doute, CONSULTEZ sans délai.

 

EN RÉSUMÉ (selon votre intérêt, voyez la suite détaillée suite à cet encadré) 

  • le botulisme est connu depuis au moins 1735et c’est au 19e siècle qu’elle est clairement identifiée!
  • il s’agit d’une affection paralytique rare mais grave causée par une neurotoxine produite par une bactérie sporulée
  • empêchant la libération d’acétylcholine (au niveau des jonctions neuromusculaires), cette bactérie bloque la transmission entre les nerfs et les muscles et cela peut entraîner des lésions permanentes ainsi qu’une paralysie musculaire et respiratoire
  • Attention de ne pas confondre avec d'autres maladies et pathologies pouvant produire des symptômes similaires
  • 4 types aux provenances différentes :
    • 1. alimentaire, 2. infantile, 3. plaie ouverte ainsi que 4. colonisation intestinale, inoculation ou inhalation
  • les toxines botuliques font parties des substances connues les plus dangereuses, une seule goutte aurait la capacité de tuer 50 000 personnes!
  • lorsque non traitée adéquatement, cette maladie peut conduire au décès, dans 5 à 10% des cas.
  • les spores sont répandues dans la nature: sol, poussière, rivières, entrailles des mammifères, poissons et fruits de mer
  • généralement les spores bactériennes ne causent pas de problème, car il s’agit d’une bactérie dite « anaérobie » où ses toxines ne se développent que dans des milieux privés d’oxygène
  • la bactérie est thermorésistante aux conditions extrêmes (ie: gel, sécheresse et chaleur) grâce à ses spores se développant dans des conditions favorables, contrairement à la toxine qui, elle, n’est pas résistante à la chaleur
  • cette maladie n'est pas contagieuse d'un humain à l'autre
  • environ +/- 1000 cas par année, dont environ 10 au Canada sont répertoriés à l'échelle mondiale
  • l'huile artisanalement aromatisée à l'ail et conservée plus d’une semaine –même au frigo– offre des conditions idéales pour la transformation des spores en bactérie botulinique (contrairement aux produits commerciaux stabilisés).
  • Aussi, prudence avec les conserves faites maison, qu'il y ait ou non de l'ail ou de l'huile!

 

HISTOIRE ET ORIGINE DES CONNAISSANCES

Les origines de la maladie remontent probablement depuis le temps où les humains conservent leurs aliments (séchage, fumage, salage…) bien qu’aucune preuve formelle n’ait été trouvée.

L’histoire connue du botulisme commence donc en 1735 lorsque la maladie est associée à la consommation de saucisses et charcuteries contaminées. Le mot « botulisme » vient d’ailleurs du latin, signifiant saucisse. C’est toutefois au cours du 18e et 19e siècle que la maladie est clairement identifiée médicalement suite à une augmentation des cas d’empoisonnement fatal reliés à l’ingestion de nourriture avariée ou de mauvaises stérilisations de conserves dans un contexte de pauvreté et de diminution des précautions d’hygiène lors des préparations alimentaires. Des études scientifiques intensives commenceront, dans les années 1920, sponsorisées par l’industrie agro-alimentaire Américaines.

Officiellement baptisé Clostridium botulium (en 1923), c’est au cours des 50 années suivantes que sont identifiés les 7 différents toxinotypes qui affectent les humains, les animaux ou les deux. Nommés de A à G, le 8e type (H) n’a été isolé que récemment.

DIFFÉRENTS TOXINOTYPES et UTILISATION MÉDIALE

Voici les 8 toxinotypes, ces pathogènes touchant :

A   humain, rarement animal, le + grave lié aux conserves maison

B   humain,                             lié : conserves,viandes/charcuteries

C  animal,                               surtout chez les bovins et oiseaux

D   animal,                              surtout chez les chiens

E   humain et animal,             lié aux élevages avicoles, poissons et                                                 fruits de mer

F   humain et animal,              rare

G   animal,                              très rare

H   pathogène                         découvert en 2014 seulement

  

*** À noter: une antitoxine donnée pour contrer un type spécifique ne neutralise malheureusement pas les autres...***

Jamais entendu parler du botulisme?

Vraiment? Et le BOTOX, vous connaissez?!

 

Et oui! Bien que l'utilisation ait été découverte par hasard dans les années 80, la même bactérie du Clostridium botulinum est présente dans la préparation du produit pharmaceutique connu, entre autre, sous le nom de... BOTOX!

Les traitements de Botox utilisent la neurotoxine botulique de type A qui, évidemment, est purifiée et très diluée.

Ces traitements sont administrés dans des milieux médicaux selon les besoins du patients, bien que certains effets secondaires puissent parfois être observés.

CONDITIONS FAVORABLES À LA TRANSFORMATION DES SPORES EN BACTÉRIE 

Absence d’oxygène

Les spores se développent, par exemple, dans les boîtes de conserve ou emballages sous vide ou sous une couche d’huile ou de gras coupant le contact avec l’air.

Température ambiante

Les spores se développent lors de températures comprises entre 18 et 40°C. et par le fait même, sont ralenties lors de la réfrigération.

Humidité

Les bactéries se multiplient s’il  y a de l’eau, surtout dans les aliments frais, contrairement aux aliments secs qui ne permettent pas la croissance de la bactérie (ie: farines, fines herbes séchées, noix, graines).

Peu d’acidité

Les spores se développent dans les aliments peu acides tels les viandes, volailles, poissons, légumes, fines herbes fraîches). Contrairement aux fruits, vinaigres et aliments plus acides étant moins propices.

INFORMATIONS GÉNÉRALES SUR LE DIAGNOSTIC

Pouvant être fatal en une dizaine de jours, le botulisme est une maladie devant être diagnostiquée le plus rapidement possible.  AU MOINDRE DOUTE, CONSULTEZ! 

L’évaluation des symptômes, l’histoire, les circonstances et antécédents, combinée à des tests spécialisés permettent d’exclure les autres maladies plus fréquentes mais ayant des symptômes similaires au botulisme dont :

accident vasculaire cérébral (AVC), myasthénie grave, syndrome de Guillain-Barré, 

diverticule de Meckel, poliomyélite, encéphalite, congestion cérébrale,

syphilis nerveuse et intoxication à l’atropine ou à la belladone. 

  

Le botulisme se distingue des autres déficits moteurs aigus par l’importance de l’atteinte des nerfs oculaires par rapport à une faiblesse musculaire généralisée. Si plusieurs patients groupés, présentent une paralysie descendante, mieux vaut rapidement consulter, car le botulisme devrait être sérieusement considéré.

Les tests diagnostiques peuvent comprendre une scintigraphie cérébrale, une analyse du liquide céphalo-rachidien et des tests de conduction nerveuse. La présence de la toxine botulique peut être détectée dans le sérum ou les selles du patient observé ainsi que dans les aliments suspectés. 

L’importance de diagnostiquer le botulisme est directement liée à l’identification de la source (ie : naturelle, accidentelle ou potentiellement intentionnelle) ainsi que pour prévenir des cas supplémentaires et traiter les patients atteints.

1. PROVENANCE : BOTULISME par INTOXICATION ALIMENTAIRE

Provenance

Forme la plus fréquente au Canada et en France.

La maladie survient lorsque la bactérie développe et multiplie ses toxines dans les aliments ou boissons. La toxine est alors préformée avant même que les aliments contaminés ne soient ingérés.

La croissance de la bactérie et la formation de la toxine sont favorisées par :

  • l’absence d’oxygène
  • un faible taux d’acidité
  • une certaine combinaison de la température de stockage et
  • les conditions de conservation.

Généralement, les aliments conta-minés proviennent de conserves faites à la maison et sont rarement de provenance commerciale.

Cette intoxication alimentaire est considérée plus dangereuse, que d’autres types de botulisme puisque de très nombreuses personnes peuvent être empoisonnées par la consom-mation d’aliments provenant de la même source.

Symptômes  et

La maladie se présente comme une gastro-entérite (telles que coliques, diarrhées ou constipation, vomissements ou gonflement abdo-minal).

Il n’y a n’y fièvre, ni perte de cons-cience. Agissant sur le système nerveux, les  toxines peuvent provoquer ces symptômes :

  • troubles neurologiques visuels
  • vision trouble avec chute des paupières supérieures (ptosis)
  • paralysie sécrétoire des glandes salivaires provoquant une sécheresse de la bouche
  • difficulté à avaler (dysphagie)
  • élocution incompréhensible, difficulté de la voix (dysphonie)
  • paralysie descendante avec faiblesse musculaire généralisée, bilatérale et symétrique, sans trouble de sensibilité
  • constipation tardive est aussi un symptôme tardif
  • atteinte pouvant s’aggraver jusqu’à conduire au décès par la paralysie des muscles respiratoires entraînant une insuffisance respiratoire
  • symptômes neurologiques peuvent apparaître avant troubles digestifs.

Diagnostic

Les symptômes apparaissent normalement dans les 12 à 36 heures (mais aussi jusqu’à 10 jours après l’ingestion!).

Plus les symptômes sont précoces et pire sera la maladie...

Les symptômes durent généralement entre 4 heures et 8 jours après l’exposition aux toxines.

Le diagnostic peut être confirmé en laboratoire par l’analyse des aliments suspects, des selles ou encore par les liquides provenant de l’estomac.

 

Service de référence pour le botulisme au Canada réalisant des analyses de laboratoire pour établir le diagnostic :

Bureau                               613 957-0902

Laboratoire                        613 957-0885

Après Hres Bureau            613 296-1139

 

http://www.hc-sc.gc.ca/fn-an/legislation/guide-ld/botulism-botulisme-prof-fra.php

INTOXICATION ALIMENTAIRE (suite)

Traitement

Si l’intoxication est rapidement détectée, une antitoxine en intraveineuse peut être administrée pour contrecarrer les effets de la substance bactérienne (idéalement dans les 72 premières heures).

Toutefois, les antitoxines ne sont pas vendues en vente libre au Canada.

Cette maladie est suivie de près, surtout en cas d’épidémie. Les antitoxines ne sont disponibles que par le Programme d’accès spécial de Santé Canada.

Un lavage d’estomac peut être préconisé quelques heures après l’ingestion d’aliments contaminés.

Toutefois, des antibiotiques sont rarement prescrits pour ce type d’intoxication.

En cas de paralysie respiratoire soudaine, il arrive que les patients soient placés sous assistance respiratoire ou subissent une trachéotomie.

La guérison complète peut prendre de plusieurs semaines à quelques mois.

Le taux de fatalité est de 5%, si ce type de botulisme n’est pas traité.

Aliments

En Amérique du Nord, la toxine botulinique a déjà été découverte dans ces aliments:

  • asperges, aubergines farcies
  • betteraves, champignons
  • épinards, haricots verts
  • homard, jambon
  • maïs en conserve
  • olives mûres
  • poisson fumé et salé
  • poivrons, pommes de terre au four
  • poulet, foie et pâté de foie de poulet
  • sauce pour salade contenant de l'essence d'ail
  • saucisses
  • soupes
  • thon
  • viande à sandwich.

Les seuls aliments protégés contre le Clostridium botulinum sont ceux qui sont très acides.

La congélation des aliments arrêtera la production de la toxine, mais la température d'un réfrigérateur n'est pas assez basse l'arrêter complètement.

Manipulation des aliments

Voici quelques procédés de manipulation pouvant aider à prévenir le botulisme d'origine alimentaire :

□ chauffer les aliments à une température supérieure à 100 °C (212 ºF) pendant au moins 10 minutes durant la mise en conserve;

□ faire bouillir les aliments avant de mettre en conserve, en les remuant fréquemment pour 10 minutes;

□ cuire les aliments à 79,9 ºC (176 ºF) pour un minimum de 30 minutes, ce qui détruit habituellement les toxines;

□ éviter de consommer ou de conserver des aliments cuits qui sont restés à la température ambiante durant 4 heures ou davantage;

éviter de conserver de l’ail ou de l'oignon haché dans de l'huile à la température ambiante;

éviter de consommer des pommes de terre cuites emballées dans du papier aluminium et qui sont restées à la température ambiante.

2. PROVENANCE : BOTULISME INFANTILE

Provenance

Forme rare, mais tout de même la plus fréquente aux États-Unis. Des cas ont déjà été détectés en Europe, Argentine, Canada, Chine, Égypte et Yémen.

Cette forme touche les nourrissons de moins d’1 an (généralement entre 6 semaines et 6 mois) dont la microflore digestive n’est pas complètement constituée.

Les bambins atteints mangent généralement les spores bactériennes plutôt que la toxine elle-même, contrairement à l’intoxication alimentaire. La période d’incubation est de 3 à 60 jours.

Les spores se multiplient dans les intestins des jeunes enfants produisant la bactérie qui libère la toxine.

Chez les enfants de plus d’un an, et les adultes, les défenses naturelles de l’organisme (gastriques et intestinales) se développent et empêchent la germination et la croissance des spores de la bactérie Clostridium botulinum.

L’ingestion de poussières contenant des spores de C. botulinum peuvent aussi être responsables de ce type de botulisme (bien que rare, cette forme est aussi rencontrée chez les adultes).

Symptômes et Diagnostic  

Les symptômes neurologiques sont les mêmes que ceux observés pour le botulisme alimentaire. Le diagnostic est établi par la présence de la toxine dans les selles.

Un bambin atteint est parfois nommé « bébé flasque » pour tous ces symptômes possibles:

  • faiblesse générale
  • perte du contrôle de la tête
  • absence d’expression faciale
  • anorexie
  • altération des cris
  • irritabilité
  • constipation
  • paralysie
  • insuffisance respiratoire.

Le botulisme infantile peut être confondu avec d’autres maladies, tels : dystrophie musculaire congénitale, amyotrophie spinale, hypothyroïdie, hypotonie congénitale bénigne.

Toutefois, les symptômes apparaissent moins rapidement puisque les spores produisent la toxine lentement et que le jeune enfant l’absorbe peu à peu plutôt qu’en une seule fois comme c’est le cas pour le botulisme d’origine alimentaire.

 Au Canada, depuis 1979, seulement une quarantaine de cas de botulisme infantile ont été déclarés et 3 étaient directement reliés au miel.

Traitement  

Il existe un traitement antitoxine par immunoglobuline antibotulinique d’origine humaine pour usage pédiatrique. L’assistance respiratoire peut être utilisée si nécessaire.

Le pronostic est bon si l’assistance médicale est appropriée et en l’absence de complication. Le taux de survie est de presque 100% avec ou sans thérapie antitoxine.

L’antibiothérapie est inefficace et n’est pas recommandée, car cela pourrait augmenter la quantité de toxine libérée qui autrement étaient végétatives.

Il est important de savoir que le micro-organisme et la toxine seront excrétés dans les selles durant des semaines à quelques mois après l’apparition des symptômes. Il est donc nécessaire de prendre des précautions de contact appropriées.

 

Prévention

Le miel (pasteurisé ou non) et le sirop de maïs, entre autres, sont liés au botulisme infantile, car ils peuvent contenir des spores (se multipliant et produisant la toxine directement dans le corps des bambins) et ne devraient donc jamais être donnés aux petits enfants de moins d'un an.

3. PROVENANCE : BOTULISME par PLAIE OUVERTE

Provenance

Forme rare mais généralement répertoriée en Allemagne et en Angleterre.

Cette forme de botulisme provient de blessures ouvertes, d’un abcès ou site d’inoculation par les spores qui germent puis par la production de toxine in vivo au site d’infection.

Traitées de manière inadéquate, la plaie s’infecte par les bactéries vivantes lorsque la toxine est libérée dans l’organisme par la circulation sanguine.

Le botulisme par blessure est donc une maladie infectieuse mais non transmissible. Le temps d’incubation est de 7 à 14 jours.

La toxine ne traverse pas une peau qui est saine et intacte mais elle pourrait provoquer des troubles par les muqueuses, telle une conjonctivite par exemple.

Il peut y avoir récidive dans le cas de toxicomanes.

Symptômes et Diagnostic  

Le diagnostic est confirmé par la présence de la toxine dans la plaie lors de la culture d’un prélèvement de tissus provenant de la blessure infectée ou dans le sérum. La présence d’une blessure est donc une indication utile lors du diagnostic!

Les cas de botulisme contracté par plaie peuvent provenir d’une contamination provenant du sol, du gravier ou encore de l’injection de drogues illicites (par utilisation de matériel contaminé ou par la présence de spores dans l’héroïne noire elle-même).

Les symptômes sont similaires à ceux du botulisme d’origine alimentaire (à l’exception des nausées,  vomissements et de la diarrhée) et comprennent :

  • atteinte oculaire
  • troubles de déglutition
  • paralysie flasque des membres

Environ 700 cas, au niveau mondial, ont été répertoriés jusqu’à maintenant.

Traitement  

Le traitement par antitoxine est efficace si administré dès les premiers symptômes et doit tout de même associé à une prise en charge à l’hôpital.

Les antibiotiques sont seulement utilisés dans ce type de botulisme.

Une intervention chirurgicale peut être nécessaire, selon la progression de l’infection, pour enlever la source de la bactérie qui produit la toxine.

 

Prévention

Désinfectez correctement toutes plaies et blessures ouvertes!

Ne tardez pas à consulter un professionnel de la santé si votre plaie s’infecte, que ce soit relié au botulisme ou non.

4. PROVENANCE : BOTULISME par COLONISATION INTESTINALE, INOCULATION, INHALATION

Provenance

Le botulisme par colonisation intestinale est une forme atteignant les enfants plus âgés ou les adultes, lorsque les spores ingérées germent et produisent des toxines dans les voies digestives.

Répandues dans l’environnement (sols, cours d’eau, mers), les spores ingérées sont normalement détruites soit par l’acidité gastrique ou par la flore intestinale qui empêche leur développement.

Les adultes touchés présentent donc généralement des facteurs prédisposant tel un système gastro-intestinal affaibli ou sont atteints d’anomalies intestinales (ex : colite, dérivation intestinale, intervention chirurgicale, maladie inflammatoire des intestins, maladie de Crohn, diverticule de Meckel ou recevant de l’antibiothérapie).

Le botulisme d’inoculation est rare et est souvent associé à la consommation de drogues injectables de la rue comme l’héroïne de mauvaise qualité.

Le botulisme par inhalation est exceptionnellement rare et ne survient pas de façon naturelle chez l’humain.  Cette forme n’a été répertoriée que dans un seul laboratoire et auprès de quelques chercheurs vétérinaires accidentellement exposés à un aérosol de toxine botulique. La toxine inhalée a provoqué les mêmes troubles neurologiques que la forme alimentaire.

Symptômes et Diagnostic 

Le diagnostic du botulisme par colonisation intestinale est confirmé par la présence de Clostridium botulinum et de la toxine dans les selles sur une période de plusieurs jours ou de plusieurs semaines et qu’il n’y a pas eu consommation d’un aliment toxique.

 

Différents symptômes :

  • vision dédoublée
  • paupières lourdes
  • confusion de langage ou d’élocution
  • difficulté à avaler
  • faiblesse bilatérale des bras
  • paralysie flasque et détresse respiratoire

Les symptômes, lors du botulisme par inoculation relié aux drogues, apparaissent dès 6 heures après l’injection et durent jusqu’à 2 semaines.

Traitement

Un vaccin existe pour contrer ces types de botulisme mais il n’est pas destiné au grand public vu les possibilités limitées de contracter la maladie de cette manière ainsi que pour les effets secondaires connus.

Toutefois, les employés de laboratoire manipulant la toxine ou des bacilles botuliniques peuvent quant à eux être vaccinés, vu le risque d’exposition qui est plus élevé.

 

Prévention

Les formes de botulisme par inoculation ou par inhalation sont particulièrement rares et les méthodes préventives sont généralement connues des chercheurs et aussi des scientifiques concernés.

En conclusion, le botulisme est une maladie RARE mais aux conséquences sérieuses si elle n'est pas correctement traitée. Il ne s'agit alors que de prendre ses précautions comme c'est le cas pour différentes maladies et infections!